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2026-01-25

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 6 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)

Efforts pour développer les cultures vivrières

En 1655, quand la Jamaïque est prise par les Anglais, Oliver Cromwell souhaite peupler cette nouvelle colonie en priorité. Les premiers gouverneurs anglais de la Jamaïque ont accordé librement des lettres de marque aux boucaniers français et anglais de l'île de la Tortue, comme François l'Olonnais arrivé en 1655, tandis que la présence anglaise à Port Royal leur a fourni un lieu où vendre leur butin et c'est seulement dans les années 1660 que le nouveau gouverneur français de l'île de la Tortue, Bertrand d'Ogeron (1613-1676), va prendre le relais. Oliver Cromwell a également envoyé des prisonniers de guerre irlandais, mais en nombre relativement réduit. Si l'Irlande a vu sa population chuter dramatiquement c'est dans les deux décennies précédentes, passant de 1,466 million en 1641 à 0,62 million en 1652, selon les estimations d'un contemporain, l'économiste et philosophe Sir William Petty, qui invoque les guerres et les banissement au cours de la Guerre de Confédération (1641-1652) mais surtout les famine et les épidémies. En 1652, William Petty a rejoint l'armée d'Oliver Cromwell en Irlande comme médecin-général puis été soupçonné de corruption après avoir obtenu la charge de cadastrer l'Irlande par le Down Survey, achevé en 1656, qui a servi à Cromwell à rembourser ses financeurs avec des terres.

(A suivre)

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2026-01-21

L'HISTOIRE DE LA JAMALIQUE - 5 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)

Conquête britannique (mai 1655)

En mai 1655, une expédition britannique menée par l'amiral William Penn senior et le général Robert Venables s'empare de l'île, encore peu peuplée, après avoir échoué à prendre Saint-Domingue. Des Espagnols ont libéré leurs esclaves dans les forêts montagneuses, où ils ont établi des communautés libres, certaines descendant à la fois d'esclaves africains en fuite et d'hommes et de femmes taïnos avec leur chef Juan de Bolas, principalement basé autour de la ville de Guanaboa Vale.

En 1655, la Jamaïque espagnole a moins de 2000 habitants, dont seulement 500 en état de porter les armes. Lorsque les 7 000 Anglais débarquent le 21 mai 1655, le gouverneur Juan Ramírez de Arellano négocie une reddition permettant à chacun de partir pour la destination de son choix. Seule une batterie côtière commandée par Francisco de Proenza résiste quelque temps. Ce dernier rejoint Don Francisco de Leyba Yzazi, un basque parmi les plus riches résidents de l'île et une soixantaine d'autres Espagnols qui se cachent dans l’intérieur de l’île, resté sauvage et inexploité, après avoir offert la liberté aux esclaves qui les suivraient. Ils s'allient alors avec deux chefs de villages d'esclaves fugitifs, Juan de Bolas et Juan de Serras et partent avec un troupeau de 2 000 bêtes. Plus tard, les fugitis sont exposés aussi aux cambriolages contre une garnison anglaise progressivement réduite à 2500 hommes par les épidémies tropicales, en se cachant parfois dans les grottes de Runaway Bay et sur un îlet de la baie de Saint-Ann.

La plupart des esclaves faussent compagnie à leurs ex-maîtres espagnols. Deux grandes factions des « Marrons » s'établissent alors aux extrémités opposées de l’île, avec des structures politiques très différentes mais des structures économiques et sociales similaires. Le journal du capitaine Sabada, pilote juif au service du vice-amiral Goodson, racontant la mission de reconnaissance qui lui fut confié sur le pourtour de l'île, témoigne des capacités diplomatiques des esclaves fugitifs. Dispersés dans la jungle, ils créent des dizaines de villages secrets sur le versant nord des Blue Mountains où sera cultivé plus tard le café Jamaica Blue Mountain et dans le Pays Cockpit, au sol calcaire recristallisé et dolomite, percé de dépressions en forme de bol et arrosé d'énormes précipitations. Pendant un siècle et demi, ces deux zones continueront de servir, grâce à leurs nombreuses caches, de base arrière aux nombreuses révoltes d'esclaves marrons.

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2026-01-17

L'HISTOIRE DE LA JAMALIQUE - 4 - La colonie espagnole de la Jamaïque - Recensement de 1611

Le nombre d’Africains dans les îles des Antilles espagnoles augmente modestement, seulement à l’époque de l'Union ibérique (1580-1640) D'autant que la résistance incessante des esclaves africains constitue un sérieux et continuel obstacle aux colonies espagnoles. Les soulèvements sont extrêmement fréquents, se produisant à chaque étape du passage, dans les ports, en Mer, et à l’arrivée dans les plantations aux Amériques en profitant de la faible densité de population espagnoleet de la présence d'Amérindiens Cette période se caractérise par les plaintes continuelles des colons espagnols de la nécessité de disposer de davantage d'esclaves pour leurs plantations

La population recensée en 1611 par les autorités espagnoles est de 1518 personnes dont 705 Espagnols, 558 Noirs esclaves, 106 Noirs libres (gens de couleur libres), 74 Arawaks et 75 étrangers parmi lesquels quelques Français, probablement d'anciens pirates basques installés sur l'île, comme celui tué par le dernier gouverneur espagnol, Cristobal Arnaldo de Ysassi en 1640. Dans deux ou trois toponymes apparaît le nom de Frenchman, près de Lacovia et Mandeville dans le Sud et près de Port- Antonio dans le Nord.

Dans les premières décennies du XVIIe siècle, les colons jamaïcains ont en effet acheté illégalement des esclaves angolais sur les navires venant pour les fournitures et les réparations, car la Couronne espagnole refuse d’augmenter le nombre de licences délivrées pour leur importation, souhaitant les réserver aux mines d'argent du continent], notamment celle du Potosí péruvien (actuellement en Bolivie), en pleine expansion.

Avant 1655, le gouverneur de la Jamaïque Manzuela recrute quelques Nouveaux chrétiens Portugais pour s'installer sur la côte sud et y développer des raffineries de sucre, mais sans succès...

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2026-01-13

L'HISTOIRE DE LA JAMALIQUE - 4 - La colonie espagnole de la Jamaïque


Principaux évènements

La ville de Sevilla la Nueva (Jamaica) (es) est facile à défendre, mais située près d'un marécage, elle est favorable au développement d'épidémies. Les Espagnols migrent finalement à Santiago de la Vega (actuelle Spanish Town, fondée en 1534), dont ils font leur capitale.

Dans les années 1640, de nombreux colons sont attirés en Jamaïque, réputée pour sa grande beauté. Des pirates désertent leurs bandes et s'installent dans l'île. Durant cent ans, entre 1555 et 1655, la Jamaïque est sujette à de nombreuses attaques de pirates : piraterie dans les Caraïbes.

En 1601, le gouverneur Don Fernando Melgarejo a envoyé une expédition dans la Sierra de Bastida, les fameuses « Montagnes bleues », avec l’intention de soumettre et de soumettre les collectivités d'indigènes indépendants qui occupaient la région. L'île comptait alors 1500 habitants dont la moitié d'esclaves noirs, qui s'échappaient fréquemment, tandis qu'une partie de cette population noire avait été légalement affranchie, pour servir comme soldats.

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2026-01-09

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 3 - La colonie espagnole de la Jamaïque (1509-1655)

L'esclavage

Les indigènes sont rapidement décimés par la maladie, l'esclavage et la guerre. Certains ne trouvent d'issue à leur condition servile que dans le suicide. À partir de 1517, des esclaves africains sont utilisés à la Jamaïque[1].

La Catholic Encyclopedia de 1907 souligne qu'« un regard sur la période d'occupation espagnole nous donne une bien piètre image de l'administration coloniale espagnole de l'époque, qui fut accusée d'avoir causé, par son attitude vis-à-vis des indigènes, l'extermination presque complète de ceux-ci. Cette grave accusation, si exacte, ne pourrait être absoute sous le prétexte que de telles conduites étaient courantes à cette époque, et qu'elles continuèrent d'être perpétrées pendant des années, de façon parfois plus résolue, par d'autres nations ».

Ces allégations sont confirmées par l'histoire très détaillée de la Jamaïque espagnole que l'on doit à Francisco Morales Padrón (es) (1924-2010).

L’arrivée du gouverneur Juan de Esquivel en 1509 marque l’incorporation indigènes dans le colonialisme espagnol comme seule source de travail manuel. Les autochtones ont d'abord été mis au travail, à la suite de la rumeur de gisements de métaux précieux. Les mines ne s'étant pas matérialisées ou ayant été abandonnées, le travail indigène est vite transféré au coton et à la culture du yucca, puis finalement vers la canne à sucre à forte intensité de main-d’œuvre mais à la fin de la seconde moitié du XVIe siècle, des esclaves noirs sont venus seconder la population indigène.

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2026-01-07

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 2 - Découverte et conquête (1494-1509)


En octobre 1492, Christophe Colomb découvre, au nom des Rois catholiques, plusieurs îles des Caraïbes, notamment Hispaniola (Saint-Domingue) et Cuba. Lors de son deuxième voyage, qui commence en septembre 1494, il lance la colonisation d'Hispaniola, mais poursuit ses explorations dans la région, où il pense pouvoir atteindre les Indes (l'Asie orientale), but de tous ses voyages.

Il débarque le 4 avril 1494 sur l'île de la Jamaïque, mais seulement à titre d'exploration : il n'établit aucun colon.

Lors de son quatrième voyage (1502-1504), après avoir exploré la côte de l'isthme de Panama, ses navires se trouvent en très mauvais état et il fait escale à la Jamaïque (près de Saint Ann's Bay), où l'escadre inutilisable va passer un an avant que le gouverneur d'Hispaniola envoie des navires de secours. Colomb rentre ensuite en Espagne où il meurt en 1506.

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2026-01-01

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 1 - Avant l'arrivée des européens


La Jamaïque, une des plus grandes îles de l'archipel des Antilles, située au sud de Cuba et à l'ouest de l’Île Hispaniola, territoire de la république d’Haïti et de la République dominicaine, dans la mer des Caraïbes.

Elle est d'abord habitée par le peuple taïno, qui appartient au groupe des Arawaks. Découverte par Christophe Colomb en 1494, aussitôt possession de la couronne de Castille, elle connaît la colonisation seulement après la mort du navigateur.

Au XVIIe siècle, la Jamaïque est menacée par les entreprises des pirates qui s'attaquent même à la principale ville de l'île (Villa de la Vega, aujourd’hui Spanish Town). En 1655, la ville est conquise par l'Angleterre et l'île devient le sanctuaire des boucaniers, menés par le capitaine Henry Morgan. Le traité de Madrid de 1670 officialise l'abandon de la Jamaïque par les Espagnols.

Après cela, les Anglais commencent à importer massivement des esclaves afin de cultiver la canne à sucre, qui devient la principale denrée d'exportation. En 1865, la Jamaïque est le théâtre d'un des plus importants soulèvements de la population noire des Antilles.

La Jamaïque, état insulaire, souverain, indépendant depuis 1962, membre du Commonwealth, d'une superficie de 10 991 km2, est habitée en 2020 par 2 808 570 habitants (diaspora non comprise), appelés Jamaïcain(e)s, parlant anglais et/ou anglais jamaïcain et/ou créole jamaïcain (patwa), et partiellement patois rasta (dread-talk).

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2025-12-27

NOËL - En Jamaïque

"Kamiak choir"

Noël à Jamaïque est une célébration dynamique avec le Gran' Market, des services religieux, des fêtes festives et Communautés rassemblements. 

Les friandises traditionnelles telles que le pudding de Noël, le jambon, l'oseille, le punch au rhum et le lait de poule sont des incontournables. Jamaïcains.

Les habitants de la région égayent leurs maisons fraîchement peintes avec des lumières de Noël, des clôtures blanchies à la chaux et des haies taillées. Les préparatifs commencent dès septembre, avec des vitrines et des chants de Noël en plein essor en novembre, créant une atmosphère festive. 

Datant du XVIIe siècle pendant esclavage, propriétaires de plantations offraient aux esclaves des cadeaux de tissu, de viande et de vin, qui étaient des luxes rares. Ces danses nocturnes au son des tambours donnaient lieu à Jonkonnu, un mélange unique de Africaine et les traditions britanniques mettant en scène des personnages costumés comme le roi, la reine, le diable et la femme au ventre.

Tenu la veille de Noël, le Gran' Market est un événement de shopping et de divertissement animé. Les rues se transforment en marchés animés avec des vendeurs, de la musique et des danses improvisées, ce qui en fait un événement apprécié jamaïquain tradition. Les chants de Noël, où des groupes chantent quartiers, ajoute une touche sincère à la saison, souvent accompagnée de signes de appréciationLes services religieux de toutes confessions, y compris la messe de minuit et les cérémonies aux chandelles, reflètent l'essence spirituelle de Noël. 

Les cérémonies d'illumination des arbres organisées par Paroisse Les conseils municipaux marquent le début de la saison avec des arbres magnifiquement décorés, des feux d'artifice et des chants de Noël. Les cadeaux, des parents aux enfants et aux collègues, s'étendent au soutien des groupes vulnérables dans les communautés. La boisson à l'oseille, à base d'oseille, de gingembre, de clous de girofle et de rhum, est un incontournable des fêtes. Le lait de poule, aromatisé aux épices et parfois au rhum, est un favori du petit-déjeuner. Le gâteau aux fruits de Noël, avec des fruits trempés pendant des mois, est une tradition familiale, souvent échangée en guise de cadeaux. Le dîner du jour de Noël réunit les familles avec des plats comme le jambon glacé au miel, la chèvre au curry et les pois gungo et le riz. 

Le Boxing Day, ancré dans les traditions anglaises d'échange de cadeaux aux commerçants et aux domestiques, est désormais un jour férié pour les amis et la famille élargie en visite. Les coutumes jamaïcaines du Nouvel An incluent la méditation et la planification de votre patrimoine et des traditions folkloriques comme l'interprétation des formes de mousse de savon pour prédire le destin de l'année. Noël en Jamaïque combine histoire, communauté et festivités vibrantes, ce qui en fait une saison spirituellement riche et pleine de joie.