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2026-04-23

L'Histoire de la Jamaïque - 21 - UNE ILE LOURDEMENT TAXEE ET MENACEE PAR LES REVOLTES

 

Leonard Parkinson, chef marron, 1796.
En 1766, alors que les colonies d'Amérique du Nord se plaignent aussi de taxes élevées, le droit fiscal de 4,5 % sur les exportations de sucre jamaïcain hors d'Angleterre est supprimé, une dizaine d'années après que la France ait au contraire créé une taxe sur les esclaves: Londres veut ainsi dissimuler le « problème jamaïcain », le retard sur la France dans la production de sucre, et encourager des blancs à s'installer. En 1818, à l'apogée du sucre jamaïcain, la population noire est de 160 000 personnes, pour 8 000 blancs, un ratio de un à vingt, plus faible qu'à Saint-Domingue (un à trente).

Les esclaves jamaïcains, connus sous le nom de Marrons, se révoltèrent plus d'une douzaine de fois entre 1673 et 1832 et établirent des communautés indépendantes d'où il était impossible de les défaire, comme fut démontré lors d'importantes expéditions militaires britanniques des années 1730 et 1790.

La Bataille des Saintes d'avril 1782, pendant la guerre franco-britannique, voit la flotte britannique dirigée par George Rodney battre une flotte française dirigée par le comte de Grasse, ce qui évite à la Jamaïque, après la prise de la quasi-totalité des îles anglaises du Vent par les Français, une seconde attaque française après celle de 1693, restée avortée et dont témoignent les deux canons français prélevés sur le vaisseau amiral « Ville de Paris » entourant la statue de Rodney à Spanish Town.

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2026-04-15

L'Histoire de la Jamaïque - 20 - PUISSANCE SUCRIERE ECLIPSEE PAR SAINT-DOMINGUE

Creusement des sillons pour la canne à sucre, dans une plantation de Jamaïque au XIXe siècle.


Bien que la production sucrière ait commencé vingt ans plus tôt en Jamaïque, la rivale française Saint-Domingue domine le marché du sucre dès 1700, dès que l'effort de désarmement des flibustiers porte ses fruits. La Jamaïque profite alors d'une plus grande stabilité, mais la Royal Navy, en pleine expansion, coûte de plus en plus cher à entretenir: un quart des recettes publiques britanniques. Londres cherche donc des financements. En 1705, le sucre roux est taxé à hauteur de 342 %, un niveau jugé prohibitif. Entre 1688 et 1713, les impôts passent de 3 % à 9 % du PIB britannique. La Jamaïque est la première victime de la hausse des impôts indirects, lors de la création d’un « board des colonies » en 1696, qui se traduit par l'embauche progressive de 6 900 agents du fisc, chargés de contrôler des taxes élevées, en particulier sur les réexportations de sucre.

Le Sugar and Molasses Act de 1733, puis le Sugar Act de 1764 vont cependant alléger la note. L'année 1734 voit la reprise de l'essor sucrier en Jamaïque : la production passe de 12 millions de livres à 40 millions soixante ans plus tard. Mais le retard sur Saint-Domingue est loin de se combler. Même à ce moment-là, la Jamaïque est jugée beaucoup moins productive : son sol est sablonneux, les taxes plus élevées, les planteurs très endettés, faute de capital de dépar. Au XVIIIe siècle, la rentabilité, après impôt, des plantations jamaïcaines est deux à trois fois plus faible que celles de Saint-Domingue. Dernier facteur mais non des moindres, les révoltes d'esclaves y sont favorisées (révolte de Tacky en 1760) par l'existence d'un sanctuaire, dans la région du Pays Cockpit.

La révolution haïtienne qui débute à Saint-Domingue (colonie française) en 1791 redonne un avantage à la Jamaïque, qui devient premier producteur mondial de sucre en 1810, année où sa population d'esclaves noirs dépasse 350 000 personnes, avant que l'abolition de la traite négrière de 1807 ne stoppe le mouvement. À la fin de la décennie 1790, l'ensemble des îles de la Caraïbe britannique font immigrer par an 19 000 esclaves noirs, dont les deux tiers en Jamaïque.

Plus d'un demi-million d'esclaves africains sont débarqués sur l'ile entre 1701 et 1807.

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2026-03-31

L'Histoire de la Jamaïque - 19 - XVIIIe et XIXe SIECLES REVOLTE DE TRACY DE 1760

La révolte de Tacky est une des plus importantes révoltes d'esclaves dans les Caraïbes entre l'Insurrection des esclaves de Saint John de 1733 et la révolution haïtienne de 1793. Elle fait suite aux révoltes de 1673, 1690 et 1745.

Elle est racontée notamment dans l'histoire de l'île d'Edward Long publiée en 1774, les carnets de Thomas Thistlewood, responsable de la paroisse de Westmoreland, où la rébellion avait débuté.

La révolte de Tacky se déroule d'avril à juillet 1760, s'étendant à une grande partie de l'île et causant la mort de soixante Blancs et de plusieurs centaines de Noirs, ainsi que 250 000 livres sterling de dommages matériels. C'est un conflit opposant les esclaves d'ethnie akan (alors appelée « coromantee ») aux troupes de l'Empire britannique en Jamaïque.

Le chef de la rébellion, Tacky, appartient au groupe ethnique des Fantis, chez qui il était parmi les chefs les plus importants (le territoire des Fantis en Afrique correspond au centre de l'actuel Ghana). Aux côtés d'Asante, surnommée la « Reine Nanny » ou « Nana », il organise une insurrection visant à prendre le contrôle de la Jamaïque, afin d'en faire une terre noire libérée de l'emprise britannique. Selon J. A. Jones, officier britannique chargé de négocier la reddition des révoltés, Tacky connaissait très bien l'anglais, chose courante dans les élites Fante de l'époque.

En avril 1760, des esclaves parviennent à s'échapper de leurs plantations dans le cadre d'une opération préparée pour le lundi de Pâques suivant. Le 7 avril 1760, marchant sur Port Maria, fort situé dans la paroisse de St. Mary, le groupe des esclaves évadés tue un garde et vole des armes.

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2026-03-23

L'Histoire de la Jamaïque - 18 - LA JAMAÏQUE IMPORTE 8.000 ESCLAVES PAR AN ENTRE 1680 ET 1688

Alors que la Jamaïque comptait 500 esclaves en 1660, volés sur des bateaux espagnols, leur nombre atteint 10 000 au début des années 1670. La création en 1672 de la Compagnie royale d'Afrique vise à en importer plus, en bâtissant des forts sur le littoral de l'Afrique de l'Ouest: entre 1672 et 1713, en quarante ans, la compagnie y embarque 125 000 esclaves dont 25 000 décèdent lors de la traversée. Malgré ces pertes, sa rentabilité est estimée à 12 % par an. La moitié des déportations de ces trente années s'est faite en huit ans, de 1680 à 1688, pendant lesquels la Compagnie royale d'Afrique a prélevé 61 000 personnes sur les côtes d'Afrique, à bord de 194 navires. Mais 23,8 % des captifs sont morts au cours de la traversée.

La population de la Jamaïque affiche alors la plus forte croissance au monde. La Couronne britannique, craignant les révoltes, incite aussi les capitaines de navires à importer des blancs, dès 1682, en leur accordant une gratification de 168 livres pour ceux venant d'Angleterre, 135 livres pour les Irlandais et 78 livres pour ceux venant d'Amérique. La Jamaïque ne compte que 40 000 esclaves en 1700, pas plus que la Barbade, 20 000 autres étant répartis entre les îles anglaises de Saint-Vincent et Montserrat. Principal frein au développement du sucre, les pirates qui se réfugient dans les multiples criques de Saint-Domingue, se mêlant aux flibustiers français et créant de l'instabilité. Par ailleurs, de nombreux hollandais ont rejoint les pirates, même si leur pays a été refoulé vers le Suriname. La flibuste s'internationalise. En 1684, lors des grands raids pirates sur Panama, elle compte 17 navires et 3 000 hommes rien qu'à Saint-Domingue.

Après 1688, la Glorieuse Révolution britannique déclenche la guerre de la Ligue d'Augsbourg contre la France, fragilisant les plantations jamaïcaines. L'expédition de la Jamaïque est organisée en 1694 par le gouverneur de Saint-Domingue Jean-Baptiste du Casse, directeur de la Compagnie du Sénégal, qui rapporte de l’indigo et 3 000 esclaves à Saint-Domingue, où il lance ainsi la production sucrière, trois ans avant la paix de Ryswick. Le désarmement les flibustiers finit par aboutir. En 1700, la plupart ont fui: refoulés à Belize et aux Bahamas pour les anglophones, sédentarisés au Panama pour ceux de la Colonie française du Darién.

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2026-03-19

L'Histoire de la Jamaïque - 17 - DEUX PREMIERES GRANDES REVOLTES D'ESCLAVES (1673)


En 1673 eurent lieu deux grandes révoltes d'esclaves dont une échoue et est sévèrement réprimée. L'autre, à la St. Anne Plantation, voit 300 esclaves s’échapper vers le « Pays Cockpit », déjà occupé. Plus tard, en 1685, la Widow Grey Plantation connut une révolte qui permit à 150 esclaves de s’échapper et, en 1690, c'est de la plantation Sutton que 400 fugitifs ont réussi à s'enfuir. Les villages de fugitifs d'Accompong et Cudjoe's Town (Trelawny Town) puis Me-no-Sen-You-no-Come, dont situés ainsi dans le Pays Cockpit.

Les nombreux raids opérés la nuit contre les plantations permettaient de se procurer des armes aux esclaves, mais aussi des femmes et des outils introuvables dans la jungle. Les fugitifs recouraient plus fréquemment à des échanges discrets avec les esclaves toujours en captivité. Plus généralement, la politique d’isolement adoptée par les « marrons » jamaïcains leur a permis de croître dans la complexité politique et sociale et à des générations de naître dans des villages marrons plutôt que dans des plantations grâce à des terres adaptées et une production agricole autosuffisante.

Avec la croissance démographique et l’expansion de la chasse et des terres agricoles, les « marrons » qui n’étaient pas nés dans les plantations ont établi un sentiment d’identité et de capacité à négocier leurs liens avec la Grande-Bretagne. Les propriétaires étant souvent absents, car vivant en Angleterre, les Marrons communiquaient presque quotidiennement avec les esclaves des plantations, échangeant des produits alimentaires qu’ils avaient cultivés contre des outils, des armes, des textiles et des casseroles. Il leur fallait recruter de nouveaux membres car le taux de mortalité dans les montagnes était élevé.

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2026-03-13

L'Histoire de la Jamaïque - 16 - APRES 1671 SIR THOMAS LYNCH RETOURNE HENRY MORGAN ET CHASSE LES PIRATES

Londres décide de briser les flibustiers en 1671, en nommant un nouveau gouverneur, le jacobite Thomas Lynch, planteur de sucre, négociant en esclaves et vétéran des guerres contre le parlement puritain. Son prédécesseur Thomas Modyford était accusé d'avoir toléré la flibuste et le raid sur Panama, organisé par le chef pirate Henry Morgan, au risque de gâcher le rapprochement avec l'Espagne.

L'année suivante, Henry Morgan est emprisonné à Londres. Puis il est libéré à la demande du roi Charles II et de son frère Jacques. Morgan, qui est proche d'un des oncles du roi, reçoit des terres et 126 esclaves, à condition de devenir planteur et de renier son passé de flibustier. Nommé ensuite gouverneur de la Jamaïque, il a pour mission de réduire l'activité des flibustiers. Il intentera même un procès en diffamation à Alexandre-Olivier Exquemelin l'un d'entre eux, qui a évoqué son passé de flibustier dans un livre.

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2026-03-09

L'Histoire de la Jamaïque - 15 - JAMAÏQUE ANGLAISE A L'EPOQUE DE LA REPUBLIQUE (1655-1661) - ARRIVEE DES PLANTEURS DE LA BARBADE ET DU SURINAME


Arrivée des planteurs de la Barbade et du Suriname

La restauration anglaise de 1660 renchérit la spéculation immobilière à la Barbade, où une demi-douzaine de grands planteurs de sucre sont anoblis. Les officiers supérieurs jacobites s'intéressent alors à d'autres îles et à la fourniture d'esclaves à l'Espagne catholique, à qui le traité de Tordesillas interdit d'aller en Afrique. Le roi Charles II crée en 1660 la Compagnie des aventuriers d'Afrique, en l'honneur de laquelle est frappée une pièce d'or, la guinée. La production de sucre de la Barbade dépasse déjà celle du Brésil. Chaque année, 200 navires en ramènent 15 000 tonnes à Londres. Sur cette île minuscule, la terre devient rare et chère. Les planteurs réclament la possibilité de s'étendre ailleurs. Plusieurs s'installent dès 1664 dans la Province de Caroline, menés par un ex-gouverneur de la Barbade. Un autre ex-gouverneur de la Barbade, Thomas Modyford, est chargé par le roi Charles II d'enseigner l'art de planter la canne à sucre aux flibustiers de la Jamaïque, où il s'installe avec 700 esclaves et devient gouverneur. Il est nommé directeur de compagnie des aventuriers d'Afrique. Son frère, le colonel James Modyford, l'accompagne. Mais beaucoup de flibustiers ne désarment pas. Ils craignent que les espagnols ne volent leurs bateaux pour les empêcher de commercer avec les ports de la Nouvelle-Angleterre protestante, en Amérique du Nord. En 1666, Thomas Modyford se fait mal voir par Charles II, à qui il tente d'expliquer qu'il risque de se mettre à dos les flibustiers et les pousser chez les Français de l'île de la Tortue et son gouverneur Bertrand d'Ogeron.

En 1664, la deuxième guerre anglo-néerlandaise oblige Londres à céder le Suriname aux Hollandais, qui l'ont emporté lors du conflit militaire : 1 200 autres colons anglais sont alors appelés par Thomas Modyford en Jamaïque pour développer le sucre. L'Espagne reconnait à l'Angleterre la possession de la Jamaïque par le Traité de Madrid en 1670, pour l'encourager à se concentrer sur la guerre contre la Hollande, peu présente dans la Caraïbe, et occuper ainsi les flibustiers jamaïcains, qui créent une insécurité pour les espagnols et les planteurs de sucre.

Le gouverneur de la Jamaïque pousse alors les premiers planteurs de sucre à commercer avec la Virginie catholique, où des milliers de jacobites fidèles au roi Charles Ier s'étaient installés dès les années 1640, et où vient d'être votée la Loi virginienne de 1662 sur l'esclavage. L'idée est aussi d'échanger des esclaves : à partir de 1670 la Virginie compte 2 000 esclaves noirs, travaillant le tabac. Les liens sont étroits aussi avec la Caroline du Nord, où s'étaient installés en 1663 les grands planteurs de la Barbade comme le colonel Benjamin Berringer et John Yeamans et où le docteur Henry Woodward développe la traite des Amérindiens de Caroline depuis 1670. Dès 1671, la Jamaïque, qui ne comptait que 500 esclaves en 1661, en importe plus d'un millier par an. Ce sera 8000 par an à partir de 1680.

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2026-03-03

L'Histoire de la Jamaïque - 14 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661) - Restauration de la royauté en Angleterre et ses conséquences


Restauration de la royauté en Angleterre et ses conséquences

Après la Restauration anglaise de 1661 qui voit le roi Charles II reprendre le trône de son père décapité en 1649 par la première révolution anglaise, trois nouveaux gouverneurs vont se succéder en trois ans. Des demandes des juifs et presbytériens pour participer à l'activité minière et au commerce sur l’île suivent la déclaration de tolérance religieuse émise par le roi Charles II, mais les libertés et le droit à la propriété de la terre ont en fait été étendus à la classe sociale qui en métropole vient d'être restaurée, l'aristocratie.

Charles II tout d'abord renonce à son intention initiale et déclare rendre l’île à l'Espagne et reconnait officiellement les acquis agricoles du mandat de D’Oyley, malgré les liens étroits de ce dernier avec le régime d'Oliver Cromwell[. Avec les deux nouveaux gouverneurs qui se succèdent, Thomas Hickman-Windsor et Sir Charles Lyttelton, le régime de restauration monarchique à Londres encourage un peuplement de la Jamaïque de type différent, via des réformes structurelles dans la recherche de la stabilité.

Surtout, l'année 1664 lance le long et graduel processus de remodelage de la Jamaïque anglaise. Le gouverneur de la Barbade Thomas Modyford débarque à la Jamaïque le 4 juin 1664 avec 700 de ses esclaves. L'île accueille aussi des artisans connaissant le processus de raffinage du sucre. Les actions du gouverneur Modyford (1664-1670) posent les jalons de sa transformation ultérieure, réalisée dans la Jamaïque de la seconde partie des années 1670, en colonie royale dominée par les plantations de canne à sucre et peuplée par le travail des esclaves africains. Modyford fait d’ailleurs des ouvertures aux corsaires anglais dans les Antilles : recevoir des terres et être incorporés dans les forces armées de la colonie.

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2026-02-27

L'Histoire de la Jamaïque - 13 - REGNES DE CHARLES II ET DE JACQUES II (1661-1688) - APRES 1671, SIR THOMAS LYNCH RETOURNE HENRY MORGAN ET CHASSE LES PIRATES

Après 1671, Sir Thomas Lynch retourne Henry Morgan et chasse les pirates

Londres décide de briser les flibustiers en 1671, en nommant un nouveau gouverneur, le jacobite Thomas Lynch, planteur de sucre, négociant en esclaves et vétéran des guerres contre le parlement puritain. Son prédécesseur Thomas Modyford était accusé d'avoir toléré la flibuste et le raid sur Panama, organisé par le chef pirate Henry Morgan, au risque de gâcher le rapprochement avec l'Espagne.

L'année suivante, Henry Morgan est emprisonné à Londres. Puis il est libéré à la demande du roi Charles II et de son frère Jacques. Morgan, qui est proche d'un des oncles du roi, reçoit des terres et 126 esclaves, à condition de devenir planteur et de renier son passé de flibustier. Nommé ensuite gouverneur de la Jamaïque, il a pour mission de réduire l'activité des flibustiers. Il intentera même un procès en diffamation à Alexandre-Olivier Exquemelin l'un d'entre eux, qui a évoqué son passé de flibustier dans un livre.

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