Total Pageviews

2026-02-02

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 9 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)


Appel aux boucaniers

Les Espagnols tentèrent de reprendre la Jamaïque via la résistance de Don Christobal de Ysasi, reconnu « gouverneur » théorique. Ils lui envoient fin 1657 le renfort de 300 soldats de Cuba, battus par 900 hommes mobilisés par le gouverneur anglais O’Doyley à la bataille d'Ocho Rios, le 30 octobre. D'autres renforts d'environ 500 espagnols sont débarqués sur la côte nord en mai 1658 mais défaits par 700 Anglais et 10 navires dotés d'une forte artillerie.

Parallèlement, en 1657, l'amiral Robert Blake disperse la flotte espagnole dans la Caraïbe. Le gouverneur de la Jamaïque invite les boucaniers, parmi lesquels beaucoup d'Irlandais de la Barbade, à s'établir à Port Royal, pour la défendre. Les Britanniques s'installent dans l'ex-capitale espagnole, Villa ou Santiago de la Vega, rebaptisée « Spanish Town ». Pendant sa reconstruction, Port Royal fait office de capitale, puis devient une importante base arrière pour la piraterie. Les deux principales activités de l'île sont la plantation de cacao, dispersée dans la jungle, et la flibuste. La Jamaïque devient la capitale des pirates, corsaires et boucaniers ayant créé des établissements dans la baie de Campêche pour le « bois de teinture ». En 1659, les prises de courses atteignent le niveau record de 300 000 sterling.

Wikipedia

2026-01-31

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 8 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)



Efforts pour développer les cultures vivrières (2)

Durant ses premières années, la Jamaïque anglaise n'a ainsi pas épargné ses efforts pour exploiter ses terres arables et établir une colonie productive, avec ses propres cultures vivrières, et cette expansion anglaise est condamnée à affronter un jour les palenques de Juan de Bolas, notamment en 1658 quand l'un des plus importants d'entre eux est découvert par des Anglais, mais l'affaire se termine par un partenariat, les Noirs constituant une milice appelée à seconder les soldats anglais dans les parties montagneuses, ce qui amène des habitants du « Palenque » à trahir sa localisation, dans l'espoir que l'accord aboutisse. Le gouverneur anglais Edward D’Oyley reconnait en effet rapidement que ses troupes sont sérieusement désavantagées par rapport aux combattants non anglais, les fugitifs noirs, en raison de leur manque de familiarité avec l'environnement montagneux et forestier de l’île.

Dès avril 1656, un établissement d’une bande de fugitifs est découvert et rapporté au gouverneur D’Oyley mais sans réaction. Puis dès juillet 1657, le lieutenant-colonel William Brayne écrit pour demander de l'aide à Londres contre les fugitifs noirs, sans réponse non plus. La chronologie des archives d’État en Jamaïque anglaise de 1657-1661 détaille ensuite d'innombrables embuscades et raids perpétrés par des bandes de « nègres » contre la colonie naissante.

(A suivre)

Wikipedia

2026-01-25

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 7 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)

Efforts pour développer les cultures vivrières

En 1655, quand la Jamaïque est prise par les Anglais, Oliver Cromwell souhaite peupler cette nouvelle colonie en priorité. Les premiers gouverneurs anglais de la Jamaïque ont accordé librement des lettres de marque aux boucaniers français et anglais de l'île de la Tortue, comme François l'Olonnais arrivé en 1655, tandis que la présence anglaise à Port Royal leur a fourni un lieu où vendre leur butin et c'est seulement dans les années 1660 que le nouveau gouverneur français de l'île de la Tortue, Bertrand d'Ogeron (1613-1676), va prendre le relais. Oliver Cromwell a également envoyé des prisonniers de guerre irlandais, mais en nombre relativement réduit. Si l'Irlande a vu sa population chuter dramatiquement c'est dans les deux décennies précédentes, passant de 1,466 million en 1641 à 0,62 million en 1652, selon les estimations d'un contemporain, l'économiste et philosophe Sir William Petty, qui invoque les guerres et les banissement au cours de la Guerre de Confédération (1641-1652) mais surtout les famine et les épidémies. En 1652, William Petty a rejoint l'armée d'Oliver Cromwell en Irlande comme médecin-général puis été soupçonné de corruption après avoir obtenu la charge de cadastrer l'Irlande par le Down Survey, achevé en 1656, qui a servi à Cromwell à rembourser ses financeurs avec des terres.

(A suivre)

Wikipedia

2026-01-21

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 6 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)

Conquête britannique (mai 1655)

En mai 1655, une expédition britannique menée par l'amiral William Penn senior et le général Robert Venables s'empare de l'île, encore peu peuplée, après avoir échoué à prendre Saint-Domingue. Des Espagnols ont libéré leurs esclaves dans les forêts montagneuses, où ils ont établi des communautés libres, certaines descendant à la fois d'esclaves africains en fuite et d'hommes et de femmes taïnos avec leur chef Juan de Bolas, principalement basé autour de la ville de Guanaboa Vale.

En 1655, la Jamaïque espagnole a moins de 2000 habitants, dont seulement 500 en état de porter les armes. Lorsque les 7 000 Anglais débarquent le 21 mai 1655, le gouverneur Juan Ramírez de Arellano négocie une reddition permettant à chacun de partir pour la destination de son choix. Seule une batterie côtière commandée par Francisco de Proenza résiste quelque temps. Ce dernier rejoint Don Francisco de Leyba Yzazi, un basque parmi les plus riches résidents de l'île et une soixantaine d'autres Espagnols qui se cachent dans l’intérieur de l’île, resté sauvage et inexploité, après avoir offert la liberté aux esclaves qui les suivraient. Ils s'allient alors avec deux chefs de villages d'esclaves fugitifs, Juan de Bolas et Juan de Serras et partent avec un troupeau de 2 000 bêtes. Plus tard, les fugitis sont exposés aussi aux cambriolages contre une garnison anglaise progressivement réduite à 2500 hommes par les épidémies tropicales, en se cachant parfois dans les grottes de Runaway Bay et sur un îlet de la baie de Saint-Ann.

La plupart des esclaves faussent compagnie à leurs ex-maîtres espagnols. Deux grandes factions des « Marrons » s'établissent alors aux extrémités opposées de l’île, avec des structures politiques très différentes mais des structures économiques et sociales similaires. Le journal du capitaine Sabada, pilote juif au service du vice-amiral Goodson, racontant la mission de reconnaissance qui lui fut confié sur le pourtour de l'île, témoigne des capacités diplomatiques des esclaves fugitifs. Dispersés dans la jungle, ils créent des dizaines de villages secrets sur le versant nord des Blue Mountains où sera cultivé plus tard le café Jamaica Blue Mountain et dans le Pays Cockpit, au sol calcaire recristallisé et dolomite, percé de dépressions en forme de bol et arrosé d'énormes précipitations. Pendant un siècle et demi, ces deux zones continueront de servir, grâce à leurs nombreuses caches, de base arrière aux nombreuses révoltes d'esclaves marrons.

Wikipedia

2026-01-17

L'HISTOIRE DE LA JAMALIQUE - 5 - La colonie espagnole de la Jamaïque - Recensement de 1611

Le nombre d’Africains dans les îles des Antilles espagnoles augmente modestement, seulement à l’époque de l'Union ibérique (1580-1640) D'autant que la résistance incessante des esclaves africains constitue un sérieux et continuel obstacle aux colonies espagnoles. Les soulèvements sont extrêmement fréquents, se produisant à chaque étape du passage, dans les ports, en Mer, et à l’arrivée dans les plantations aux Amériques en profitant de la faible densité de population espagnoleet de la présence d'Amérindiens Cette période se caractérise par les plaintes continuelles des colons espagnols de la nécessité de disposer de davantage d'esclaves pour leurs plantations

La population recensée en 1611 par les autorités espagnoles est de 1518 personnes dont 705 Espagnols, 558 Noirs esclaves, 106 Noirs libres (gens de couleur libres), 74 Arawaks et 75 étrangers parmi lesquels quelques Français, probablement d'anciens pirates basques installés sur l'île, comme celui tué par le dernier gouverneur espagnol, Cristobal Arnaldo de Ysassi en 1640. Dans deux ou trois toponymes apparaît le nom de Frenchman, près de Lacovia et Mandeville dans le Sud et près de Port- Antonio dans le Nord.

Dans les premières décennies du XVIIe siècle, les colons jamaïcains ont en effet acheté illégalement des esclaves angolais sur les navires venant pour les fournitures et les réparations, car la Couronne espagnole refuse d’augmenter le nombre de licences délivrées pour leur importation, souhaitant les réserver aux mines d'argent du continent], notamment celle du Potosí péruvien (actuellement en Bolivie), en pleine expansion.

Avant 1655, le gouverneur de la Jamaïque Manzuela recrute quelques Nouveaux chrétiens Portugais pour s'installer sur la côte sud et y développer des raffineries de sucre, mais sans succès...

Wikipedia

2026-01-13

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 4 - La colonie espagnole de la Jamaïque


Principaux évènements

La ville de Sevilla la Nueva (Jamaica) (es) est facile à défendre, mais située près d'un marécage, elle est favorable au développement d'épidémies. Les Espagnols migrent finalement à Santiago de la Vega (actuelle Spanish Town, fondée en 1534), dont ils font leur capitale.

Dans les années 1640, de nombreux colons sont attirés en Jamaïque, réputée pour sa grande beauté. Des pirates désertent leurs bandes et s'installent dans l'île. Durant cent ans, entre 1555 et 1655, la Jamaïque est sujette à de nombreuses attaques de pirates : piraterie dans les Caraïbes.

En 1601, le gouverneur Don Fernando Melgarejo a envoyé une expédition dans la Sierra de Bastida, les fameuses « Montagnes bleues », avec l’intention de soumettre et de soumettre les collectivités d'indigènes indépendants qui occupaient la région. L'île comptait alors 1500 habitants dont la moitié d'esclaves noirs, qui s'échappaient fréquemment, tandis qu'une partie de cette population noire avait été légalement affranchie, pour servir comme soldats.

Wikipedia