"No me dejare caer"
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2026-04-06
2026-04-01
2026-03-31
L'Histoire de la Jamaïque - 19 - XVIIIe et XIXe SIECLES REVOLTE DE TRACY DE 1760
La révolte de Tacky est une des plus importantes révoltes d'esclaves dans les Caraïbes entre l'Insurrection des esclaves de Saint John de 1733 et la révolution haïtienne de 1793. Elle fait suite aux révoltes de 1673, 1690 et 1745.
Elle est racontée notamment dans l'histoire de l'île d'Edward Long publiée en 1774, les carnets de Thomas Thistlewood, responsable de la paroisse de Westmoreland, où la rébellion avait débuté.
La révolte de Tacky se déroule d'avril à juillet 1760, s'étendant à une grande partie de l'île et causant la mort de soixante Blancs et de plusieurs centaines de Noirs, ainsi que 250 000 livres sterling de dommages matériels. C'est un conflit opposant les esclaves d'ethnie akan (alors appelée « coromantee ») aux troupes de l'Empire britannique en Jamaïque.
Le chef de la rébellion, Tacky, appartient au groupe ethnique des Fantis, chez qui il était parmi les chefs les plus importants (le territoire des Fantis en Afrique correspond au centre de l'actuel Ghana). Aux côtés d'Asante, surnommée la « Reine Nanny » ou « Nana », il organise une insurrection visant à prendre le contrôle de la Jamaïque, afin d'en faire une terre noire libérée de l'emprise britannique. Selon J. A. Jones, officier britannique chargé de négocier la reddition des révoltés, Tacky connaissait très bien l'anglais, chose courante dans les élites Fante de l'époque.
En avril 1760, des esclaves parviennent à s'échapper de leurs plantations dans le cadre d'une opération préparée pour le lundi de Pâques suivant. Le 7 avril 1760, marchant sur Port Maria, fort situé dans la paroisse de St. Mary, le groupe des esclaves évadés tue un garde et vole des armes.
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2026-03-27
2026-03-23
L'Histoire de la Jamaïque - 18 - LA JAMAÏQUE IMPORTE 8.000 ESCLAVES PAR AN ENTRE 1680 ET 1688
Alors que la Jamaïque comptait 500 esclaves en 1660, volés sur des bateaux espagnols, leur nombre atteint 10 000 au début des années 1670. La création en 1672 de la Compagnie royale d'Afrique vise à en importer plus, en bâtissant des forts sur le littoral de l'Afrique de l'Ouest: entre 1672 et 1713, en quarante ans, la compagnie y embarque 125 000 esclaves dont 25 000 décèdent lors de la traversée. Malgré ces pertes, sa rentabilité est estimée à 12 % par an. La moitié des déportations de ces trente années s'est faite en huit ans, de 1680 à 1688, pendant lesquels la Compagnie royale d'Afrique a prélevé 61 000 personnes sur les côtes d'Afrique, à bord de 194 navires. Mais 23,8 % des captifs sont morts au cours de la traversée.
La population de la Jamaïque affiche alors la plus forte croissance au monde. La Couronne britannique, craignant les révoltes, incite aussi les capitaines de navires à importer des blancs, dès 1682, en leur accordant une gratification de 168 livres pour ceux venant d'Angleterre, 135 livres pour les Irlandais et 78 livres pour ceux venant d'Amérique. La Jamaïque ne compte que 40 000 esclaves en 1700, pas plus que la Barbade, 20 000 autres étant répartis entre les îles anglaises de Saint-Vincent et Montserrat. Principal frein au développement du sucre, les pirates qui se réfugient dans les multiples criques de Saint-Domingue, se mêlant aux flibustiers français et créant de l'instabilité. Par ailleurs, de nombreux hollandais ont rejoint les pirates, même si leur pays a été refoulé vers le Suriname. La flibuste s'internationalise. En 1684, lors des grands raids pirates sur Panama, elle compte 17 navires et 3 000 hommes rien qu'à Saint-Domingue.
Après 1688, la Glorieuse Révolution britannique déclenche la guerre de la Ligue d'Augsbourg contre la France, fragilisant les plantations jamaïcaines. L'expédition de la Jamaïque est organisée en 1694 par le gouverneur de Saint-Domingue Jean-Baptiste du Casse, directeur de la Compagnie du Sénégal, qui rapporte de l’indigo et 3 000 esclaves à Saint-Domingue, où il lance ainsi la production sucrière, trois ans avant la paix de Ryswick. Le désarmement les flibustiers finit par aboutir. En 1700, la plupart ont fui: refoulés à Belize et aux Bahamas pour les anglophones, sédentarisés au Panama pour ceux de la Colonie française du Darién.
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2026-03-22
2026-03-19
L'Histoire de la Jamaïque - 17 - DEUX PREMIERES GRANDES REVOLTES D'ESCLAVES (1673)
En 1673 eurent lieu deux grandes révoltes d'esclaves dont une échoue et est sévèrement réprimée. L'autre, à la St. Anne Plantation, voit 300 esclaves s’échapper vers le « Pays Cockpit », déjà occupé. Plus tard, en 1685, la Widow Grey Plantation connut une révolte qui permit à 150 esclaves de s’échapper et, en 1690, c'est de la plantation Sutton que 400 fugitifs ont réussi à s'enfuir. Les villages de fugitifs d'Accompong et Cudjoe's Town (Trelawny Town) puis Me-no-Sen-You-no-Come, dont situés ainsi dans le Pays Cockpit.
Les nombreux raids opérés la nuit contre les plantations permettaient de se procurer des armes aux esclaves, mais aussi des femmes et des outils introuvables dans la jungle. Les fugitifs recouraient plus fréquemment à des échanges discrets avec les esclaves toujours en captivité. Plus généralement, la politique d’isolement adoptée par les « marrons » jamaïcains leur a permis de croître dans la complexité politique et sociale et à des générations de naître dans des villages marrons plutôt que dans des plantations grâce à des terres adaptées et une production agricole autosuffisante.
Avec la croissance démographique et l’expansion de la chasse et des terres agricoles, les « marrons » qui n’étaient pas nés dans les plantations ont établi un sentiment d’identité et de capacité à négocier leurs liens avec la Grande-Bretagne. Les propriétaires étant souvent absents, car vivant en Angleterre, les Marrons communiquaient presque quotidiennement avec les esclaves des plantations, échangeant des produits alimentaires qu’ils avaient cultivés contre des outils, des armes, des textiles et des casseroles. Il leur fallait recruter de nouveaux membres car le taux de mortalité dans les montagnes était élevé.
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2026-03-17
2026-03-13
L'Histoire de la Jamaïque - 16 - APRES 1671 SIR THOMAS LYNCH RETOURNE HENRY MORGAN ET CHASSE LES PIRATES
Londres décide de briser les flibustiers en 1671, en nommant un nouveau gouverneur, le jacobite Thomas Lynch, planteur de sucre, négociant en esclaves et vétéran des guerres contre le parlement puritain. Son prédécesseur Thomas Modyford était accusé d'avoir toléré la flibuste et le raid sur Panama, organisé par le chef pirate Henry Morgan, au risque de gâcher le rapprochement avec l'Espagne.
L'année suivante, Henry Morgan est emprisonné à Londres. Puis il est libéré à la demande du roi Charles II et de son frère Jacques. Morgan, qui est proche d'un des oncles du roi, reçoit des terres et 126 esclaves, à condition de devenir planteur et de renier son passé de flibustier. Nommé ensuite gouverneur de la Jamaïque, il a pour mission de réduire l'activité des flibustiers. Il intentera même un procès en diffamation à Alexandre-Olivier Exquemelin l'un d'entre eux, qui a évoqué son passé de flibustier dans un livre.
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2026-03-11
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