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2026-02-09

REGGAE NEWS - McAnuff Family & The Ligerians : bientôt l'album

"Story comes to bump"

Winston McAnuff retrouve ses enfants, Kush et Nadia, ainsi que The Ligerians pour un premier album familial intitulé Africa My Destiny, à paraître le 15 mai. Cette aventure prolonge celle entamée sur scène en 2025 et promet de faire naître une alchimie rare. La preuve en est déjà avec le premier extrait du projet - Story Comes to Bump - tout juste sorti.

Winston McAnuff livre ici un chant prophétique et intemporel, porté par un riddim reggae roots mené de main de maître par The Ligerians. Le titre alerte sur l'évolution du monde contemporain et la nécessité de rester vigilant lorsque l’histoire frappe à la porte. À bon entendeur.

ReggaeFr

2026-02-07

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 11 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)

L'accord de paix d'Edward D'Oyley avec les esclaves fugitifs

Mais après l'érosion du protectorat à la suite de la mort d’Oliver Cromwell, en 1658, les Anglais sont dans le désarroi financier puis la désorganisation, d'autant que le gouverneur conserve des liens étroits avec le régime d'Oliver Cromwell. Alors que la garnison anglaise manque de vivres, Edward D'Oyley signale en 1658 l'existence de plusieurs campements de fugitifs noirs, dont l'un est « une ville… plantée d' environ 200 acres de cultures vivrières », dans l’intérieur montagneux et inaccessible de l’île.

Pour éviter la guerre civile contre les noirs, le gouverneur Edward D'Oyley réussit à convaincre Juan de Bolas de rallier ses guerriers « Marrons » aux Anglais en 1660. Il lui garantit la liberté à son village de fugitifs « pour l'éternité », dans le premier traité reconnaissant ces communautés. Cette guérilla des « Marrons des Montagnes Bleues » va être au XXe siècle enseignée dans les ouvrages scolaires jamaïcains. Dix ans plus tard, en 1670, le Traité de Madrid abandonne définitivement la Jamaïque à l’Angleterre.

Puis les Anglais donnent le nom du rallié à la Juan de Bolas River et la Juan de Bolas Mountain et à une rivière. L’année 1660 marque ainsi un tournant dans la conquête anglaise de la Jamaïque et l’histoire du marronage en Jamaïque. Au cours des quatre années qui suivent (1660-1663), la collaboration des chefs des esclaves fugitifs avec les forces anglaises procure une plus grande sécurité à la colonie, et finalement facilite les intentions impérialistes, qui se sont concrétisées ensuite.

Edward D'Oyley est remplacé par un nouveau gouverneur en août 1661. Un peu avant son remplacement, il engage des négociations avec les villages découverts de « nègres » en vue d’une relation de travail coopérative. Les Anglais donnent à Juan de Bolas un terrain agricole en échange de ses services pour rétablir l'ordre. Réalisant que Bolas connait bien mieux les Montagnes que lui, Ysasi doit alors s'enfuir à . Trois ans plus tard, la colonie estime avoir réduit le nombre de « Marrons » de 558 à 100.

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2026-02-05

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 10 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)


Présence des huguenots

Des Français se sont établis à la Jamaïque à cette époque, bien avant la révocation de l’édit de Nantes (1685), au moment des tensions des années 1650. Plusieurs Français sont observés en 1662 dans la paroisse de Saint Andrew, à Liguanea : les 600 habitants à l'époque sont « anglais et français », ainsi qu'à Sainte-Catherine, et laissent quelques patronymes, mais c'est seulement le 28 juillet 1681 qu'un édit du roi Charles acceptera de naturaliser les huguenots français, tandis qu'un texte de janvier 1683 évoque 42 protestants français qui doivent « être transplantés dans l'île de Sa Majesté, la Jamaïque ». Dans les registres des paroisses jamaïcaines de Saint-Andrew et de Sainte-Catherine, ces patronymes sont en tel nombre, vers la fin du XVIIIe siècle, qu’on ne peut plus les compter mais très vite, eux-mêmes et leurs descendants se sont mêlés aux Anglais et sont restés protestants.

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2026-02-02

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 9 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)


Appel aux boucaniers

Les Espagnols tentèrent de reprendre la Jamaïque via la résistance de Don Christobal de Ysasi, reconnu « gouverneur » théorique. Ils lui envoient fin 1657 le renfort de 300 soldats de Cuba, battus par 900 hommes mobilisés par le gouverneur anglais O’Doyley à la bataille d'Ocho Rios, le 30 octobre. D'autres renforts d'environ 500 espagnols sont débarqués sur la côte nord en mai 1658 mais défaits par 700 Anglais et 10 navires dotés d'une forte artillerie.

Parallèlement, en 1657, l'amiral Robert Blake disperse la flotte espagnole dans la Caraïbe. Le gouverneur de la Jamaïque invite les boucaniers, parmi lesquels beaucoup d'Irlandais de la Barbade, à s'établir à Port Royal, pour la défendre. Les Britanniques s'installent dans l'ex-capitale espagnole, Villa ou Santiago de la Vega, rebaptisée « Spanish Town ». Pendant sa reconstruction, Port Royal fait office de capitale, puis devient une importante base arrière pour la piraterie. Les deux principales activités de l'île sont la plantation de cacao, dispersée dans la jungle, et la flibuste. La Jamaïque devient la capitale des pirates, corsaires et boucaniers ayant créé des établissements dans la baie de Campêche pour le « bois de teinture ». En 1659, les prises de courses atteignent le niveau record de 300 000 sterling.

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2026-01-31

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 8 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)



Efforts pour développer les cultures vivrières (2)

Durant ses premières années, la Jamaïque anglaise n'a ainsi pas épargné ses efforts pour exploiter ses terres arables et établir une colonie productive, avec ses propres cultures vivrières, et cette expansion anglaise est condamnée à affronter un jour les palenques de Juan de Bolas, notamment en 1658 quand l'un des plus importants d'entre eux est découvert par des Anglais, mais l'affaire se termine par un partenariat, les Noirs constituant une milice appelée à seconder les soldats anglais dans les parties montagneuses, ce qui amène des habitants du « Palenque » à trahir sa localisation, dans l'espoir que l'accord aboutisse. Le gouverneur anglais Edward D’Oyley reconnait en effet rapidement que ses troupes sont sérieusement désavantagées par rapport aux combattants non anglais, les fugitifs noirs, en raison de leur manque de familiarité avec l'environnement montagneux et forestier de l’île.

Dès avril 1656, un établissement d’une bande de fugitifs est découvert et rapporté au gouverneur D’Oyley mais sans réaction. Puis dès juillet 1657, le lieutenant-colonel William Brayne écrit pour demander de l'aide à Londres contre les fugitifs noirs, sans réponse non plus. La chronologie des archives d’État en Jamaïque anglaise de 1657-1661 détaille ensuite d'innombrables embuscades et raids perpétrés par des bandes de « nègres » contre la colonie naissante.

(A suivre)

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2026-01-25

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 7 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)

Efforts pour développer les cultures vivrières

En 1655, quand la Jamaïque est prise par les Anglais, Oliver Cromwell souhaite peupler cette nouvelle colonie en priorité. Les premiers gouverneurs anglais de la Jamaïque ont accordé librement des lettres de marque aux boucaniers français et anglais de l'île de la Tortue, comme François l'Olonnais arrivé en 1655, tandis que la présence anglaise à Port Royal leur a fourni un lieu où vendre leur butin et c'est seulement dans les années 1660 que le nouveau gouverneur français de l'île de la Tortue, Bertrand d'Ogeron (1613-1676), va prendre le relais. Oliver Cromwell a également envoyé des prisonniers de guerre irlandais, mais en nombre relativement réduit. Si l'Irlande a vu sa population chuter dramatiquement c'est dans les deux décennies précédentes, passant de 1,466 million en 1641 à 0,62 million en 1652, selon les estimations d'un contemporain, l'économiste et philosophe Sir William Petty, qui invoque les guerres et les banissement au cours de la Guerre de Confédération (1641-1652) mais surtout les famine et les épidémies. En 1652, William Petty a rejoint l'armée d'Oliver Cromwell en Irlande comme médecin-général puis été soupçonné de corruption après avoir obtenu la charge de cadastrer l'Irlande par le Down Survey, achevé en 1656, qui a servi à Cromwell à rembourser ses financeurs avec des terres.

(A suivre)

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2026-01-21

L'HISTOIRE DE LA JAMAÏQUE - 6 - Jamaïque anglaise à l'époque de la république (1655-1661)

Conquête britannique (mai 1655)

En mai 1655, une expédition britannique menée par l'amiral William Penn senior et le général Robert Venables s'empare de l'île, encore peu peuplée, après avoir échoué à prendre Saint-Domingue. Des Espagnols ont libéré leurs esclaves dans les forêts montagneuses, où ils ont établi des communautés libres, certaines descendant à la fois d'esclaves africains en fuite et d'hommes et de femmes taïnos avec leur chef Juan de Bolas, principalement basé autour de la ville de Guanaboa Vale.

En 1655, la Jamaïque espagnole a moins de 2000 habitants, dont seulement 500 en état de porter les armes. Lorsque les 7 000 Anglais débarquent le 21 mai 1655, le gouverneur Juan Ramírez de Arellano négocie une reddition permettant à chacun de partir pour la destination de son choix. Seule une batterie côtière commandée par Francisco de Proenza résiste quelque temps. Ce dernier rejoint Don Francisco de Leyba Yzazi, un basque parmi les plus riches résidents de l'île et une soixantaine d'autres Espagnols qui se cachent dans l’intérieur de l’île, resté sauvage et inexploité, après avoir offert la liberté aux esclaves qui les suivraient. Ils s'allient alors avec deux chefs de villages d'esclaves fugitifs, Juan de Bolas et Juan de Serras et partent avec un troupeau de 2 000 bêtes. Plus tard, les fugitis sont exposés aussi aux cambriolages contre une garnison anglaise progressivement réduite à 2500 hommes par les épidémies tropicales, en se cachant parfois dans les grottes de Runaway Bay et sur un îlet de la baie de Saint-Ann.

La plupart des esclaves faussent compagnie à leurs ex-maîtres espagnols. Deux grandes factions des « Marrons » s'établissent alors aux extrémités opposées de l’île, avec des structures politiques très différentes mais des structures économiques et sociales similaires. Le journal du capitaine Sabada, pilote juif au service du vice-amiral Goodson, racontant la mission de reconnaissance qui lui fut confié sur le pourtour de l'île, témoigne des capacités diplomatiques des esclaves fugitifs. Dispersés dans la jungle, ils créent des dizaines de villages secrets sur le versant nord des Blue Mountains où sera cultivé plus tard le café Jamaica Blue Mountain et dans le Pays Cockpit, au sol calcaire recristallisé et dolomite, percé de dépressions en forme de bol et arrosé d'énormes précipitations. Pendant un siècle et demi, ces deux zones continueront de servir, grâce à leurs nombreuses caches, de base arrière aux nombreuses révoltes d'esclaves marrons.

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